Bonjour à toutes et à tous,

Il n’y a pas de plus grande joie que celle que l’on ressent lorsqu’un évènement que l’on pensait impossible se réalise. C’est une de ces joies là qui m’a inondé ce samedi midi.

Tout d’abord que je vous explique où résidait l’impossible et comment il s’est finalement réalisé.

Halo est une série de jeux vidéo apparue en 2001 sur xbox. A cette époque je fréquentais encore le lycée et mes préoccupations tournaient principalement autour du jeu vidéo (Perfect Dark sur Nintendo 64 et Icewind Dale : Heart of winter sur PC entre autres).

Je ne disposais pas encore d’une console de “nouvelle génération” (Playstation 2, X-box ou Gamecube : par ordre de sortie sur le marché français). Je me souviens bien du Noël 2002 et j’en garde d’excellents souvenirs. En effet, j’ai longtemps parlementé avec mes parents et finalement le 24 décembre 2002 à minuit passé, je recevais une X-box à laquelle je joue encore aujourd’hui (Project Gotham Racing 2). Bref, les années passent et l’année du bac se profil enfin. Nous sommes en 2004 et deux évènements majeurs du jeu vidéo vont modifiés considérablement mes prochaines années.

Attendu depuis près de 6 ans, la suite de l’excellent Half-Life, est enfin disponible en magasin. Cette sortie exceptionnelle, est accompagnée quelques temps plus tard de celle de la suite du titre le plus vendu sur X-box : Halo 2. Amateur depuis la première heure des FPS (First Personal Shooter), j’achète les deux jeux sans vraiment regarder à la dépense. Aujourd’hui encore, je ne regrette pas mon investissement.

Halo 2 : mon coup de coeur vidéoludique de la décennie passée

J’ai tout de suite accroché à l’univers SF (Science Fiction) d’Halo. Après avoir joué à cette série, mes attentes et mes exigences en matières de jeux de tir ont été complètement revus à la hausse. Je pense aujourd’hui qu’ Halo rejoint Doom, System Shock, GoldenEye 64, Half-Life, Perfect Dark au panthéon des FPS.

Halo et la musique : une nouvelle dimension dans le jeu vidéo

Si je vous parle d’Halo aujourd’hui, s’est également parce que je viens d’acheter la première partie de l’OST du deuxième opus. C’est la première fois que je ressens le besoin de prolonger le plaisir de jeu en achetant une bande originale. La raison principale de mon achat est la qualité exceptionnelle de cette OST.

L’immersion dans l’univers d’un jeu vidéo ne se réalise pas uniquement avec la vue, l’ouïe tient une part aussi importante mais elle est souvent négligée. Bungie, le studio responsable du développement de la série Halo, l’a bien compris. Pas mécontent d’en mettre plein les mirettes, il parachève leur chef d’oeuvre en invitant des artistes connus et reconnus à participer à l’enregistrement des bandes originales de leur série. Le résultat obtenu est époustouflant ! Aussi variée que riche l’OST du jeu est reconnaissable dès les premières notes et plonge le joueur au coeur même de l’action. Certaines compositions travaillent d’avantage sur l’impact émotionnel de la musique sur le joueur. De véritables mouvements oniriques invitent à l’appaisement, accentuent l’implication du joueur dans son aventure homérique et affutent ses sens. La sensibilité du joueur est a fleur de peau, chaque envolée, chaque note insuffle un élan épique à notre voyage sidéral.

Du début jusqu’à la fin, le courant musical nous entraîne, nous encourage, nous dévoile le chemin à suivre et le but final de notre croisade. Une fois le chemin parcouru, l’histoire approche de son dénouement, le temps semble se ralentir. Irrémédiablement, on revit les mésaventures passées, on se remémore les instants difficiles que l’on à traverser. Maintenant que notre périple s’achève, une pointe de nostalgie envahit notre coeur, un torrent émotionnel violent rugit du plus profond de nos entrailles. Partagé entre l’euphorie et la nostalgie, le joueur avance doucement sur un chemin qu’il ne peut rebrousser. La musique rythme chacun de nos pas, célèbre notre victoire et rend hommage à toutes nos actions héroïques. Nos combats deviennent des légendes, notre nom sera gravé à jamais dans le marbre de l’Histoire de l’humanité.

L’aventure s’achève, l’écran s’obscurcit mais notre instinct lui ne dort jamais, la soif d’aventure qui nous habite rougeoie toujours et la moindre étincelle, le plus petit évènement ravivera la flamme de notre passion. De nouveau, la tornade incandescente qui brûle au fond de nos pupille déferlera dans nos veines. Cette rage bestiale, nous inondera de plus bel et nous guidera une fois de plus sur le champs de bataille.

Très vite, nos réflexes ressurgissent à l’idée qu’un jour prochain nous serons de nouveau appelé à combattre notre ennemi séculaire. Mais en attendant, nous satisfaisons notre envie la plus viscérale, en nous entraînant  fièrement.

[NdA : j'ai rédigé cette partie de l'article sous l'emprise de cette OST, d'où mon emportement.]